04/11/2025 • Lecture de 6 min
Repenser le travail au Moyen-Orient et au-delà
7 enseignements issus du Rapport Workplaced 2025
Résumé
Alors que les modèles de travail hybride se stabilisent, les organisations du monde entier repensent leurs environnements professionnels. Chaque région a ses spécificités, mais les défis et les sources d’inspiration résonnent souvent d’un territoire à l’autre. En observant ce qui fonctionne bien ailleurs et ce que les collaborateurs recherchent, les entreprises peuvent affiner leurs approches locales.
Au Moyen-Orient, peu d'organisations connaissent mieux le secteur que Workplaced. Leur dernier rapport, Office Environments and Productivity in the Middle East, explore l’état des lieux de travail à la suite de la transition vers le travail hybride. Haworth a été sponsor Platine du projet.
Voici 7 enseignements clés tirés de ce rapport.
Le travail hybride a boosté la productivité
Lorsque les collaborateurs ont davantage de liberté dans la manière et le lieu où ils travaillent, leur productivité tend à augmenter. Le rapport de Workplaced établit une corrélation convaincante entre les politiques de travail hybride et les gains de performance. Au Moyen-Orient, l’adoption du travail hybride ces dernières années a entraîné une hausse de 16 % de la productivité. (Le rapport s’appuie la productivité perçue, passée de 52 % en 2015 à 68 % en 2025.)
Workplaced attribue cette progression à plusieurs facteurs. D’abord, les outils collaboratifs et l’intelligence artificielle ont permis aux employés de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée. Ensuite, les environnements physiques ont été repensés pour offrir davantage de flexibilité. Enfin, les horaires modulables ont permis aux collaborateurs d’aligner leurs pics de productivité avec leurs priorités du moment.
De la joie au travail – ou du moins dans les environnements hybrides
En plus de la hausse de productivité, le rapport de Workplaced révèle que l’essor des politiques de travail hybride s’est accompagné d’une augmentation des sentiments positifs. Le soutien régional aux politiques flexibles et à d’autres initiatives a contribué à améliorer l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle ainsi que l’engagement au travail.
Dans l’ensemble de la région, le sentiment de joie a augmenté de 22 % (passant de 48 % en 2015 à 70 % en 2025). Le sentiment de fierté a progressé de 14 % tandis que le sentiment d’implication a gagné 15 %. La flexibilité semble faire du bien !
Cette montée des sentiments positifs coïncide avec l’adoption croissante des politiques de travail hybride dans la région. Le rapport souligne que ces résultats sont en ligne avec d’autres études mondiales, qui établissent une corrélation entre le travail hybride, le bien-être et l’amélioration du ressenti des collaborateurs.

Un bureau basé sur les activités d'un client Haworth au Qatar
Les espaces personnalisables, un atout majeur – surtout pour les jeunes générations
Autrefois centrés sur l’aménagement physique, les bureaux sont aujourd’hui pensés comme des lieux d’expérience. Le rapport de Workplaced indique que de nombreuses organisations privilégient désormais une diversité d’espaces personnalisables, permettant aux collaborateurs de choisir l’environnement le plus adapté à leurs tâches. Et cette approche semble porter ses fruits : selon le rapport, la transformation des espaces physiques a contribué à l’augmentation de la productivité et des sentiments positifs évoqués précédemment.
La génération Z, en particulier, accorde une grande importance à la personnalisation des espaces. Pour attirer les talents, Workplaced recommande aux organisations d’adopter des designs adaptatifs, de favoriser l’engagement émotionnel et de maintenir une flexibilité hybride. Les entreprises qui ne s’adaptent pas aux nouvelles attentes risquent de perdre beaucoup de talents.
La nature s’invite au bureau : la biophilie, une nouvelle priorité
Une nouvelle tendance forte a émergé au cours des dix dernières années : la biophilie au travail. En 2015, cette notion était quasiment absente des préoccupations. En 2025, elle est devenue une priorité pour la majorité des répondants. Tout le monde aime les plantes, désormais !
Ce retour à la nature représente une redéfinition profonde de ce que doit être un espace de travail productif. Pourtant, malgré l’intérêt croissant pour la biophilie, les environnements professionnels n’ont pas encore totalement suivi le mouvement : la plupart des collaborateurs se disent insatisfaits des éléments naturels présents dans leur espace de travail actuel. Ce décalage représente une opportunité stratégique : les bureaux qui intègrent volontairement la biophilie attireront les meilleurs talents, en particulier parmi les jeunes générations. Le désir de nature et de connexion avec l’environnement est particulièrement fort chez les collaborateurs de la génération Z.

Le showroom Haworth de Dubaï met en valeur la lumière naturelle et la biophilie.
Une crise de confiance
La confiance joue un rôle essentiel dans la productivité, l’engagement et le bien-être au travail. Le rapport de Workplaced révèle qu’au Moyen-Orient, 92 % des répondants considèrent la confiance comme leur besoin émotionnel principal au sein de leur environnement professionnel, pourtant, 48 % déclarent ne pas se sentir en confiance vis-à-vis de leur organisation. Ce fossé de confiance représente une faille structurelle dans les environnements de travail. Même si les entreprises améliorent les espaces physiques, un manque de confiance peut compromettre les gains en productivité et en bien-être.
Le rapport souligne que ce fossé se manifeste différemment selon les profils. Par exemple, les dirigeants affichent un fort niveau d’implication (94 %), mais un faible niveau de joie (36 %). Sans soutien adéquat, une responsabilité accrue peut entraîner une fatigue émotionnelle, aggravant ainsi le manque de confiance. À mesure que les organisations du monde entier affinent leurs politiques de travail hybride, la confiance devra être abordée de manière intentionnelle et proactive.
L’ergonomie devient la priorité numéro un au bureau
Le facteur aïe[1] n'est pas près de disparaître. Selon le rapport de Workplaced, la qualité du mobilier et l’ergonomie sont désormais la principale priorité pour la majorité des répondants : 84 % des femmes et 70 % des hommes placent ces critères en tête de leurs attentes.
Le rapport souligne que l’ergonomie a gagné en importance au cours de la dernière décennie, Cette évolution coïncide avec l’essor du travail basé sur les activités. Les collaborateurs se déplacent désormais plus fréquemment entre différents espaces tout au long de la journée, ce qui les pousse à rechercher des solutions rapidement ajustables et facilement personnalisables.
Pourtant, de nombreux répondants se disent insatisfaits de l’ergonomie du mobilier dans leur environnement actuel. Concevoir des espaces avec une attention particulière à l’ergonomie représente une véritable opportunité pour attirer les meilleurs talents
Pernod Ricard Dubaï met l'accent sur le mobilier ergonomique
L’acoustique : un problème toujours d’actualité
Vous l’avez sans doute déjà entendu (littéralement) : le bruit reste un problème majeur au bureau. Le rapport de Workplaced indique que “les principaux points de désalignement en 2025 sont le bruit et les distractions. C’est un défi constant dans les bureaux depuis plus de 30 ans.”
Bien que Workplaced se concentre sur le Moyen-Orient et l’Afrique, le problème de l’acoustique est mondial — ces résultats sont confirmés par les données de Leesman[2] et les recherches menées par Haworth[3]. Si la majorité des organisations reconnaissent les avantages du mobilier adaptable et du travail basé sur les activités, beaucoup échouent à créer une diversité acoustique suffisante pour que ces modèles fonctionnent efficacement.
Le rapport montre que les politiques de travail hybride ont permis d’améliorer la productivité et le bien-être. Pour attirer les meilleurs talents, les organisations doivent prendre en compte l’acoustique, valoriser l’ergonomie et intégrer la biophilie. Les jeunes générations, en particulier, recherchent des espaces de travail personnalisables.
Et surtout, le fossé de confiance reste un enjeu majeur. Pour bénéficier pleinement des avantages du travail hybride, les organisations devront cultiver la confiance à tous les niveaux.
Ces 7 enseignements ne sont qu’un avant-goût de ce que vous découvrirez dans le rapport « Office Environments and Productivity in the Middle East ». Pour plus d'informations, contactez votre consultant local Haworth Ideation.